Hello lectrices adorées,  je souhaitais vous faire part de mon expérience avec les bains dérivatifs.

Les quoi ? « Mais les bains dérivatifs darling ! Tu ne connais pas ? »

Attention, rien à voir avec les bains de siège de Rika Zarai dans les années 80. En fait, il s’agit d’une technique ancestrale qui consiste à diminuer la température corporelle en rafraichissant le périnée. Mais pourquoi donc ?

Ce moyen connu depuis des milliers d’années en Chine a été appliqué pour la première fois en Occident par Louis Kuhne (1835 – 1901). Ce naturopathe allemand pratiquait l’hydrothérapie à l’eau froide. Sa technique : détoxifier le corps en stimulant le bas-ventre grâce à des bains de siège à friction. Depuis, cette méthode naturelle et hygiéniste a été popularisée, approfondie et améliorée par France Guillain sous le nom de bains dérivatifs ou D-CoolingWay.

En effet, notre température interne ne devrait être ni trop haute, ni trop basse avec une valeur moyenne sur la journée aux alentours de 36°6 C. Or, en 100 ans, cette température interne moyenne a augmenté́ de quelques dixièmes de degrés en passant de 36°6 à 37°2. En cause, notre mode de vie avec des positions assises prolongées, la sédentarité́, le port de vêtements trop serrés et de sous-vêtements favorisant la surchauffe de la zone périnéale.

Cette température plus élevée témoigne d’un état inflammatoire chronique et cause de nombreux troubles de santé favorisant l’apparition de maladies dégénératives.

Le mode opératoire du bain dérivatif

En pratique, le bain dérivatif n’est pas un bain de siège mais juste une friction rafraîchissante des deux plis de l’aine et du périnée. Dans la pratique, une simple cuvette d’eau froide et un gant suffisent. On frictionne doucement à l’aide du gant plongé dans l’eau fraîche la zone des deux plis inguinaux et du périnée, de l’aine au périnée, d’un côté́ puis de l’autre. Cette action fait vibrer les intestins et les fascias.

En gros tu mets des glaçons dans ta culotte et pas dans ton cocktail : c’est un aperoslip 浪

Il est recommandé́ de pratiquer au minimum 10 min deux fois par jour. Cette durée peut être augmentée lors d’une fièvre ou d’une maladie chronique. Il faut éviter d’avoir froid pendant la pratique.

Alors ma prof de yoga préférée fait ça avec une cuvette et un gant, à califourchon dans ses toilettes, tout en protégeant ses extrémités avec un bonnet vissé sur la tête et des chaussettes chaudes aux pieds. Heureusement, il existe des méthodes plus simples comme les poches de glace que l’on conserve dans une boîte hermétique ou un sac isotherme au congélateur. Il faut donc placer une poche de glace adaptée recouverte par une protection en coton ou recouverte de papier essuie-tout, comme on utiliserait une serviette hygiénique. Il existe deux modèles sur le marché : les Yokool et les 36.6.

Pour obtenir un réel effet, il faut porter la serviette en moyenne trois heures par jour. Personnellement, j’essaie de m’y astreindre trois à quatre fois par semaine quand j’y pense bien sûr. Car, ne nous leurrons pas, cette technique est peu contraignante, il faut être à la maison, donc soit en télétravail, soit une soirée à la maison, même si on peut tout de même vaquer à ses occupations.

Il faut changer de poche dès que cette dernière s’est « réchauffée ». En gros, une poche dure une heure. Toutefois, si vous les portez souvent, votre corps s’habitue, se refroidit et une poche peut tenir 1h30. Il faut les replacer très régulièrement au congélateur entre 2 séances de bains dérivatifs.

Personnellement j’ai adopté les 36.6 car made in France et le lot de 4 coûte une cinquantaine d’euros (pour quatre serviettes, la protection et le sac isotherme pour les transporter). Il faut compter le double pour les Yokool. Après, les poches Yokool sont peut-être plus ergonomiques et plus modernes, comme une poche prévue pour la nuit.

https://lavoielactee.fr/accueil/84-kit-366-freezsnow.html

https://yokool.fr/gamme-yokool

Les principaux bénéfices des bains dérivatifs :

La digestion apporte chaque jour des déchets qui doivent être éliminés de manière continue par les voies naturelles et la transpiration. Mais notre vie sédentaire empêche le bon fonctionnement régulier par vibration, notamment des intestins. Il en résulte un encombrement général néfaste à l’ensemble de nos fonctions.

Il existe deux sortes de graisses, les fluides et les épaisses :

  • Les graisses fluides, dites brunes, indispensables pour la protection contre la chaleur et le froid, l’énergie, les réserves, la fonction hormonale, le transport des cellules souches adultes capables de réparer les tissus et les fonctions de nettoyage ;
  • Les graisses épaisses, jaunes et blanches floconneuses, graisses de mauvaise qualité dues à des aliments dénaturés et une mauvaise mastication qui doivent être expulsées à l’aide des graisses fluides.

La fraicheur de la zone périnéale permet la régulation de la température corporelle. Elle permet de faire vibrer les intestins et les fascias. Les graisses circulent et s’éliminent à la vitesse où elles entrent. Les graisses fluides peuvent  assurer leurs fonctions, chasser les graisses épaisses et ainsi protéger de la chaleur et du froid, éviter la rétention d’eau, alimenter en continu les muscles, les os et les organes, éliminer les déchets du métabolisme ou venus de l’extérieur, permettre une régulation hormonale particulièrement importante à la ménopause.

Le bain dérivatif est donc un moyen naturel qui active l’élimination des surplus et permet le nettoyage interne. En découlent une meilleure résistance aux variations de température, une plus grande énergie, un meilleur sommeil, une bonne résistance aux infections, un remodelage du corps ….

Il contribue sans conteste à la régénérescence de l’organisme. En effet, ça relance la circulation dans tout le corps, le sang, la lymphe et les graisses. Et forcément, ça fait éliminer plus rapidement les toxines. C’est d’ailleurs assez formidable en cas d’intestins paresseux.

De mon côté, l’utilisation des bains dérivatifs, particulièrement avant les règles m’évite des douleurs et régule mon flux. J’ai aussi observé un effet sur les fringales. J’ai une amie qui souffrait de douleurs et devait prendre des anti-inflammatoires et depuis qu’elle a été convertie aux bains dérivatifs, elle n’en prend plus.

Mais pas de miracle ! Le bain dérivatif ne peut, à lui seul, faire mincir ou rétablir le système hormonal ou faire disparaître la déprime ou améliorer la peau… C’est efficace si la pratique s’inscrit dans le cadre d’une bonne hygiène de vie : alimentation saine, exercice physique régulier… Oui, c’est contraignant mais on peut le faire en cure de trois semaines, par exemple aux changements de saison ou quand on est fatigué ou qu’on a trop mangé ou en cas de petits refroidissements… Car les résultats sont rapides.

Alors, pour information je ne suis pas médecin mais les bains dérivatifs sont déconseillés en cas d’épuisement, d’opération chirurgicale récente, de port de prothèse ou de stimulateur cardiaque, lors du premier trimestre d’une grossesse issue d’un traitement FIV ou autre, lors des règles ou pendant les 90 min qui suivent un repas.

XOXO